Le Bourbonnais

Le poulet du Bourbonnais

Une illustre famille de la région, celle des Montpensier, a donné son nom à une garniture de volailles, suprême hommage à ce prestigieux poulet blanc né il y a plus d’un siècle : le Bourbonnais.
Entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, le système de métayage qui régissait la vie agricole en Bourbonnais consentait une tolérance au métayer, qui avait droit à la conservation de la quasi-totalité des poulets et des œufs de sa basse-cour: l’intérêt venait don grand de multiplier et d’améliorer la production. Les métayers eurent alors fort à cœur d’acclimater au terroir la nouvelle race de poulets, née vers 1850 d’une race blanche autochtone et du bramha asiatique.
La poule herminée qui naquit de cette rencontre retint, dès le début du XXe siècle, l’attention d’un directeur général au ministère de l’Agriculture, qui , pour cette belle, créa un Bourbonnais-club.
Aujourd’hui, la race, tombée pendant quelque temps en désuétude, connaît une nouvelle jeunesse, revigorée par des aviculteurs locaux: elle est l’objet de marchés réputés, comme celui de Lapalisse.

La route des vins

Dès 1569, Nicolas de Nicolay, géographe du roi Charles IX, trouvait « le Bourbonnais très délectable et fertile ». il ne manqua pas , dans sa description de la région qui fit longtemps autorité, d’insister sur des vignobles produisant quantité merveilleuse de « très bons vins clairets et blancs ».
De Moulin à Chantelle, un itinéraire touristique, soigneusement fléché, dont les caveaux sont, bien sûr, ouverts à la dégustation, permet de se familiariser avec les vins de Saint-Pourçain: les blancs secs et fruités, les rouges légers et parfumés, les rosés secs, les mousseux bruts et secs.
Il s’agit là d’un des plus anciens vignobles de France, créé par les Phéniciens en 500 av. J.-C. Très dynamique, il surplombe les poissonneuses rivières de l’ Allier, de la Sioule et de la Double.