L’avesnois et la Thiérache

Le maroilles (AOC), dont l’origine remonte au Xe siècle et qui s’appela tantôt le craquegnon, tantôt le manicamps, tantôt le monceau, serait l’invention d’un moine de l’abbaye de maroilles. Ce fromage de section carrée à pâte crémeuse et à croûte rouge est présenté selon quatre formats: pavé, ou gros format, sorbais, mignon ou quart, qui demandent de six à trois mois d’affinage.

Aux inconditionnels du maroilles, la Route des fromages de l’Avesnois permet de découvrir son terroir. Vous en rapporterez la tarte aux maroilles, qui garantira le succès de vos dîner.

La boulette d’Avesnes, jadis appelée le « dauphin du pauvre » était signalée dans le livre de comptes de l’abbaye de Maroilles au XVIIIe siècle. Sous sa forme actuelle, qui date des années 1920, la boulette – il existe également une boulette de Cambrai- met en valeur le maroilles. Ce cône rougeâtre, ou blanc s’il est frais, se compose, pour l’essentiel, de pâte à maroilles, de fromage blanc, d’estragon, de paprika et de chapelure.

Reconnaissable à sa forme de croissant, de baguette ou de poisson, le Dauphin porte aussi, selon son format, les noms de losange de Thiérache ou de baguette de Thiérache. Son nom le plus courant rappellerait la visite que firent Louis XIV et son fils dans les Flandres après les traités de Nimègue (1678-1679), qui mettaient un terme à la guerre de Hollande. Fabriqué à partir de maroilles blanc, il est aromatisé à l’estragon, au poivre, voire aux clous de girofle.