La côte normande

La mer est très présente puisque la côte normande s’étire sur plus de 500 kilomètres. Elle donne de belles spécialités de poisson à la cuisine normande .

Les crevettes

Crustacés et coquillages sont abondants tout au  long des côtes. Fécamp, Dives-sur-Mer, Courseulles-sur-Mer, Arromanches-les-Bains, Houlgate, Saint-Vaast-la-Hougue, sans oublier la célèbre baie du Mont-Saint-Michel, sont particulièrement réputés pour leurs crevettes grises, au goût plus fin que le « bouquet » ou « salicoque ». Avec leur « crevettier », ou « pousseux », filet à long manche que l’on pousse devant soi, les pêcheurs amateurs traquent la crevette à basse mer; dès la belle saison, ils sont si nombreux qu’ils font partie intégrante du paysage côtier normand, de Sotteville-sur-Mer (Seine-Martime) à Coutainville (Manche).

Délicieuse, fraîche et juste ébouillantée, la crevette entre dans la composition de la fameuse sauce « à la dieppoise ».

Les huîtres

Trois décennies ont suffi aux grands bassins ostréicoles de la côte normande, Saint-Vaast-la-Hougue, Isigny-sur-Mer, Portail-Granville, pour annoncer une production de 27 000 tonnes d’huîtres par an, plates (notamment les fameux « pieds-de-cheval) et portugaises confondues.

Ces coquillages sont à la fois doux et croquants, à la chair très charnue, sont affinés en pleine mer, souvent loin de la côte en raison des fortes marées qui découvrent trop souvent les rivages.

Le maquereau

Le maquereau se déguste frais. Il est notamment pêché par les professionnels, mais aussi par des amateurs, qui, l’été, opèrent à la « mitraillette », ligne dotée de plusieurs hameçons garnis de plumes colorées. Cuit au vin blanc et accompagné de rondelles d’oignon, ce poisson contribue à la réputation gourmande de Dieppe, où on l’apprécie particulièrement quand il est de petite taille; il est alors appelé « lisette ».

Les agneaux de pré-salé

C’est un peu à la mer que la Normandie doit la brillante réputation de sa viande ovine. Les moutons de l’Avranchin et du Coutançais se nourrissent, en effet, d’une herbe salée par la Manche, qui inonde périodiquement les terres côtières. On trouve sur le marché d’Avranches, une viande d’agneau enrichie par les marais qui fait courir tout ce que la région compte de gourmets.